italiano
Biblioteche dei Filosofi : Biblioteche filosofiche private in età moderna e contemporanea
Home » Indice » Benoît Le Court
linea divisoria
Armes de Benoît Le Court sur ses reliures
Armes de Benoît Le Court sur ses reliures

Oronce Fine,<em><span class="mceContentBody "> Protomathesis</span></em>, Paris : Gerard Morrhy et Joannès Petri, 1532
Oronce Fine, Protomathesis, Paris : Gerard Morrhy et Joannès Petri, 1532

Johannes Cochlaeus, <em><span class="mceContentBody ">Historiae Hussitarum libri duodecim</span></em>, Mayence : Franz Behem, 1549
Johannes Cochlaeus, Historiae Hussitarum libri duodecim, Mayence : Franz Behem, 1549
Scheda redatta in francese e in inglese


Benoît Le Court

Saint-Symphorien-le-Château 1494 - Lyon 1555


Fils d'honorable homme Jean, docteur ès droits, chevalier de l'Église de Lyon, né à Saint-Symphorien-le-Château, Rhône, vers la fin du XVe s. a latinisé son nom sous la forme “Benedictus Curtius” ; jurisconsulte, poète et bibliophile, il publie en 1543 un Enchiridion juris utriusque terminorum, en 1560, chez Jean de Tournes, un traité de botanique Hortorum libri XXX, ainsi que de savants commentaires sur les Arrêts d'amour de Martial d'Auvergne plusieurs fois réimprimés à partir de 1533. Érudit, lié avec nombre de lettrés de son temps, il fut aussi un bibliophile de goût. Une partie de sa bibliothèque fut conservée jusqu'au milieu du XXe siècle au château de Pluvy ; la plupart des volumes lui ayant appartenu (5 sont conservés à la BnF) sont ornés de ses armes “d'azur à trois molettes d'or” frappées en argent.

Bibliographie: G. Parguez, A propos de Benoît Le Court, dans Saint-Symphorien-sur-Coise et sa région : actes des [15e] journées d'études de l’Union des sociétés historiques du Rhône, Lyon, 1999; D. Gid, Un atelier lyonnais vers 1550 : l’atelier au compas, dans De libris compactis miscellanea, ed. G. Collin. Bruxelles, 1984; W. Poidebard, Armorial des bibliophiles de Lyonnais, Forez, Beaujolais et Dombes, Lyon, 1907; V. Hayaert, Le Court, Benoît 1494-1555, dans Écrivains juristes et juristes écrivains du Moyen Âge au siècle des Lumières, sous la direction de B. Méniel, Paris, Classiques Garnier 2015, p. 710-719.



Collection de Benoît Le Court, Lyon, Bibliothèque municipale

La bibliothèque qu’il a réunie dénote une curiosité et des centres d’intérêt originaux. Littérature classique, astronomie et ouvrages de divination voisinent avec les vies des papes, ou des éditions utilisées comme manifestes par la Réforme qui seront plus tard mises à l’index. Quelques ouvrages rares comme l’exemplaire unique de la lettre de Christophe Colomb (2ème édition, Bâle 1494) ou des pièces du théâtre espagnol dénotent la finesse de ses choix de collectionneur. D’autres reflètent les préoccupations humanistes du temps, comme l’étude de l’Antiquité et la recherche des antiquités lyonnaises. Dans ses propres œuvres, Benoît le Court cite d’ailleurs Bembo, Budé ou Valla dont les livres devaient faire partie de sa bibliothèque. Trente-deux ouvrages en vingt-quatre volumes lui ayant appartenu se trouvent actuellement dans les collections de la Bibliothèque municipale de Lyon. De nombreux autres sont dispersés à travers le monde.
Bibliophile averti, Benoît Le Court, avec l’aide de son frère Léonard, notaire à Saint-Symphorien, a assemblé et fait protéger les titres de sa riche collection par des reliures à la décoration sobre, à ses armes ("D'azur à trois molettes d'or") et a consciencieusement ajouté le prix d’achat du livre au contreplat supérieur de chaque volume. Ce prix est le plus souvent suivi du prix payé pour la reliure, une démarche originale qui fournit des indications précieuses aux historiens du livre. Conscient du coût de ses livres, Le Court a souvent fait assembler plusieurs ouvrages sous la même reliure, le prix payé pour le livre concernant alors l’ensemble des éditions contenues dans le recueil. Cette bibliothèque est généralement considérée comme l’ensemble le plus homogène à notre disposition pour étudier la reliure lyonnaise du seizième siècle. Beaucoup de ces reliures, ornées d’un encadrement simple ou double, présentent des cercles concentriques dans lequel apparaissent les armes de Le Court, argentées ou dorées. Ces reliures émaneraient de l’un des nombreux ateliers de reliure lyonnais, dit « Atelier au compas ».
Les armes présentes sur les reliures de Benoît Le Court apparaissent toujours sur la grille du château de Pluvy, près de Saint-Symphorien-sur-Coise, simple gentilhommière au début du XVIe siècle lorsqu’elle appartenait à la famille Le Court. (numelyo.bm-lyon.fr)


icona sfoglia Link esterno




ultimo aggiornamento: 2017-06-16 09:55:50